La péninsule du Pélion

La péninsule du Pélion

C’est au bord de la mer que notre journée débute. Après une bonne grâce mat qui fait du bien suite au réveil matinal de la veille, direction un supermarché histoire notamment de faire le plein d’eau potable. Et ensuite on va s’adonner à la spécialité de la ville tsipouro-mezze. Le tsipouro est un alcool local qui s’apparente au pastis mais en plus fort. Ici on vous sert des petites mignonnettes de cette alcool pour accompagner les plats à partager. Solène n’aimant pas l’anis, on lui en sert un sans, mais du coup bah ça perd bien de son intérêt car y a plus vraiment de goût excepté l’alcool… Expérience mitigée côté féminin de notre duo mais cricri apprécie. Une chose est sur par contre, on est raccord et unanime sur les mezze : les calamars frais et petits poissons en friture, la fêta frit au miel ainsi que le tzaziki sont délicieux et avec des portions conséquentes. Une bien bonne adresse de la part de Céline.

La ville de Volos laisse ensuite place à la montagne.

Nous parcourons les quelques kilomètres pour nous rendre à Makrinitsa, un village tout en verticalité à flan de falaise. Il n’est pas si facile de s’y rendre et encore moins de garer notre véhicule sur place. Une fois cette épreuve passée, le village est très mignon avec ses maisons blanches et ses décors peints au dessus des fenêtres. C’est très calme. Nous nous baladons dans les petites rues piétonnes qui montent secs.

Il n’y a rien de particulier à visiter mais c’est très agréable de se perdre dans ce labyrinthe. Mine de rien, on y aura passer près de 2h.

Ce village comprend également de nombreuses fontaines alors on en profite pour remplir nos bouteilles avec de l’eau de la montagne.

Solène avait naïvement dit qu’au moins dans le Pélion on allait pas faire beaucoup de routes. Alors en terme de kilomètres oui effectivement mais c’est tellement des petites routes de montagnes que l’on met un temps pas possible à parcourir les distances d’un village à l’autre. Par exemple : Tsagarada, à seulement 15 km à vol d’oiseau mais à cause de la montagne ça sera 45km pour 1h20… C’est donc à la nuit tombée que nous nous installons pour passer la nuit.

Au programme du jour nous avons la visite d’un jardin privé (tenu par une dame passionnée) repéré dans le guide. Premier défis : trouver la résidence de la dite personne. Comme dans certain village de montagne par chez nous, y a pas vraiment de rue et celui-ci est bien éparpillé. Heureusement pour nous, quelques panneaux sont présents pour nous aiguiller un peu. Nous finissons par enfin trouver la fameuse maison et on est directement dans l’ambiance. Doris, notre hôte, est très accueillante et les conversations sont faciles. Il y a 2 autres couples (belges et hollandais) pour la visite du jour. Le jardin est à l’image de la propriétaire : il y en a de partout et les plantes poussent comme bon leur semble.

Celles-ci ont des origines bien différentes et parfois lointaines : Asie, Océanie, Amérique du Sud. C’est très intéressant et encore très fleuri pour la saison. Nous ne sommes pas les plus fins connaisseurs mais la visite ponctuée de quelques œuvres en bois est des plus agréable et on ne voit pas l’heure et demi passer.

En repartant à Magellan, nous faisons une cueillette de châtaignes se trouvant sur la route. Elles sont vraiment énormes ! Nous verrons plus tard dans la journée qu’il y a des châtaigniers de partout et que les habitants sont en pleine collecte dans tous les villages. Il est maintenant temps de rejoindre la côte à Milopotamos, une plage aux eaux cristallines.

Car oui, le Pelion est réputé pour ces belles criques !! Le temps de prendre notre pause déjeuner, celle-ci est envahie par 20 à 30 personnes… C’est plutôt une petite crique du coup si c’est pour avoir 1m de libre sur son voisin bonjour la tranquillité… Changement de plan et direction une autre a 20 minutes de la : Fakrista en espérant plus de tranquillité. Et en effet, une fois arrivé sur le mini parking, aucune voiture. Contrairement à la précédente, son accès demande un peu d’effort pour parcourir les 150m de dénivelé pour rejoindre la mer. Nous ne sommes pas déçu. La crique encaissée est bien déserte et juste magnifique.

Malheureusement en cette période, le soleil tombe rapidement derrière les collines et à 15h il n’y a déjà plus beaucoup de soleil. On sort rapidement le drone pour faire quelques images qui parlent d’elles même !

Nous installons ensuite nos serviettes pour une pause lecture plutôt que baignade car sans soleil, on se rend bien compte que nous sommes en automne : les températures chutent vite.

On voudrait également tenter une dernière fois notre chance avec le kayak et comme nous n’avons pas eu de réponse à 1 mail fait la veille à justement une agence de kayak, alors on se rend sur place à Damouhari. Nous trouvons la fameuse agence sur la plage mais celle-ci est fermé. Cependant, il y a 1 kayak et 2 voitures de locations garées sur là parking. En bon Sherlock on se dit que le mec est en pleine excursion alors on patiente et à 17h45, miracle, un groupe de kayak revient. Notre espoir renaît ! Après avoir discuter 5 minutes, la sanction tombe : il ne sait pas encore pour demain, il attends la réponse d’un groupe. Vu qu’on va dormir un peu plus loin sur la plage, il nous dit de repasser le matin pour être fixé. On est donc mi figue mi raison.

Tard la veille au soir nous avons eu un mail de confirmation pour un tour de 2h. On aurait préféré une sortie de 4h mais c’est déjà ça. On est tout content car on va enfin faire du kayak !! On se lève et on s’équipe pour cette activité. Le départ est prévu à 11h. Deux sœurs israéliennes sont sur le lieu de rdv et nous patientons une petite 1/2 heure pour une famille avec deux enfants. L’accompagnateur, George, a bien la tchatche et met à l’aise les gens. La sortie s’annonce agréable d’autant plus que soleil est là et que la mer est bien calme. Nous avons droit à un petit brief et puis roule ma poule on va kiffer sur l’eau.

Bon, une fois partie il s’avère que certains ont des petits problèmes de coordinations ou tout simplement de musculature. Et on ne parle pas de nous, car comme en Norvège on est plutôt à l’aise. Finalement nous mettrons bien plus de 2h pour faire le parcours mais le duo de choc que nous formons profite bien de cette ballade. L’eau est tellement limpide… Un vrai bonheur. We did it !!

Après la ballade, Nous discutons avec Georges qui a une philosophie de vie bien à la cool. Au fils de la conversation il nous apprend que le petit train du Pélion ou nous voulions aller après ne fonctionne que le we en cette période. Vu que nous sommes mercredi et que cela devait être notre dernière activité ici, nous changeons nos plans pour quitter prématurément cette péninsule direction Volos.

La route est super sinueuse et Solène termine la route un peu malade… Nous reprenons notre spot pour la nuit en bordure de plage.

Nous commençons notre journée par nous rendre à l’office du tourisme à la recherche d’une laverie car sur le net impossible d’en trouver une. Bonne nouvelle, il y en a bien une. Bon maintenant faut y aller et surtout se garer dans cette partie de la ville constitue exclusivement de rues à sens unique et plutôt étroite. Nous passerons pratiquement 2h dans la laverie là temps de laver et de sécher notre montagne d’affaires. Nous avons donc du linge tout propre qui sent bon sans avoir à payer une nuit de camping. C’est toujours ça d’économisé. Nous profitons que Volos soient une grande ville pour faire de nouvelles courses puis direction Delphes. Et c’est clairement un long voyage qui nous attends… Pas loin de 4h de route pour arriver sur place. Nous élirons domicile en contre bas d’une aire de repos vu sur les montagnes.

Pour voir d’autres photos, n’hésitez pas à vous rendre sur notre FlickR en cliquant ici !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *