On a marché dans le domaine des Dieux

On a marché dans le domaine des Dieux

Ce matin c’est départ tranquille de notre camping toujours aussi désert direction le MONT OLYMPE !!

Nous passons au centre d’information du parc situé dans la ville de Litochoro afin d’avoir confirmation que le temps sera au rendez-vous. Meteo checked ! Nous profitons que ce centre soit flambant neuf pour faire un tour dans l’exposition du parc avec description de la faune et flore. Y a même des bornes interactifs avec les différents sentiers de rando et toutes les infos dessus ( temps estimé, distance, dénivelé, vide…) et pour ce faire une idée encore plus précises, des photos à 360 ont étés faites à différents points. Vraiment très bien fait. Nous rejoignons ensuite notre point de départ situé à 1100m d’altitude : Priona.

Nous préparons en 2 temps 3 mouvements nos sacs car maintenant on est plutôt bien rodé. Nous avalons un plat de pâtes histoire de prendre des forces. Pour la petite histoire, nous sommes sur un terrain vraiment bien en pente alors on doit jouer d’ingéniosité pour faire tenir la casserole à l’horizontale sur le feux. Au programme du jour, 1000m de montée pour se rendre au refuge A afin d’y passer la nuit. Temps estimé : 3h. En guise de digestion et pour se mettre dans l’ambiance, nous regardons la vidéo de Kilian Jornet sur son record de l’ascension du Mont Olympe. Le thème est donné : dépassement de soi. C’est vers 14h30 que nous partons à l’attaque de cette fameuse montée qui commence fort : de grandes marches qui cassent bien des le départ. Au détour d’une épingle, au tiers de l’ascension, un groupe de personnes est arrêté près d’une fontaine. « Tiens mais je le connais lui » s’exclame Solène. En effet’ quoi de plus improbable que de retrouver un pote de promo, ici, sur le mont Olympe. Lanig, qui a quitté sa chère Bretagne le temps de vacances en Grèce avec des potes. Quelle coïncidence, c’est fou. On discute un moment puis chacun repart de son côté car notre journée n’est pas encore fini. La montée se fait principalement dans la forêt et nous avons droit à de la brume qui limite la vue.

Mais tant qu’il fait beau le lendemain pour le sommet, c’est le principale. Nous arrivons au refuge dans les 3h piles. C’est une première victoire. Comme partout en Grèce, il y a pleins de chiens semi errant, se nourrissant des restes des randonneurs. Ils sont plutôt dociles et très passifs. Le refuge est comment dire… Imposant… Ça nous change de nos cabanes des dernières aventures en Bauges. 110 couchages, rien que ça. Des sanitaires flambant neuf mais bon sans eau chaude quand même. Nous posons nos affaires dans une chambre de 8 ( 4 lits à étage) puis direction une des 2 salles communes histoire de se réchauffer un peu près de la cheminée. Car oui, si vous avez bien suivi nous sommes maintenant à 2100m d’altitude donc une fois que le soleil disparaît, ça caille sévère…

Pour le repas c’est moins convivial qu’en France puisque chacun va commander le et les plats qu’ils veut du menu et ce quand il veut. Pour nous ce sera le classique salade grec et spaghettis bolognaise. Chacun mange donc un peu de son côté. L’animation de notre réfectoire sera assurée par 3 petites filles avec encore beaucoup d’énergie malgré la montée. Comme tout le monde, dodo à 22h lorsque l’extinction des feux retenti. Malgré l’absence de chauffage, les 3 couvertures par personne de fourni nous permettront de passer une nuit sans avoir froid.

Nous ne sommes pas les plus matinal pour cette ascension finale. En effet, à 7h30, nous sommes les derniers debout. Nous prenons un ptit dej de champions au refuge avant de lever le camp à 8h45 pour faire les derniers 800 de dénivelé qui nous sépare du sommet. Pour nous ça ne sera pas le fameux Mythikas culminant à 2918 mais Scala a « seulement » 2880. Nous aurions aimé gravir le sommet le plus haut de l’Olympe mais son accès n’est pas vraiment recommandé sans équipement (notamment casque du à de nombreuses chutes de pierres) mais surtout plusieurs portion très aériennes que nous ne préférons pas tenter sans accompagnement. En tout cas, il fait super beau, la vue est bien dégagé. Y a plus qu’à. Et c’est pas un sentier de tout repos car il faut à peine 3km pour avaler le dénivelé.

Le paysage change très rapidement pour devenir lunaire.

Arrivé à la moitié de la montée, au détours d’un petit col, nous sommes surpris par un vent glaciale de malade qui nous prend de cours. On s’habille rapidement et on continue avec ce vent de face qui fait excrément mal aux oreilles de Solène qui doit puiser dans son mental pour ne pas mettre un terme prématurément à notre aventure.

Putain, on le voit le sommet, on a pas fait tout ce chemin pour renoncer si près du but.

C’est donc en serrant les dents que nous gravissons le dernier pierrier, en mode machine, un pas devant l’autre. Et on l’a fait !! Récompense ultime, plus aucun vent et superbe vue du trône de Zeus sur un fond bleu.

Il est temps d’offrir le génépi de la victoire à un valeureux hongrois qui a bien galèré aussi.

Il est 11h30 et nous sommes aux anges. Il est maintenant temps d’entamer notre vertigineuse descente jusqu’au camion : 1800m D-. Ça va pas être une partie de plaisir… Ca commence par une portion bien glissante à base de petits cailloux. Heureusement les bâtons sont la.

Après avoir quitter la partie venteuse, nous faisons une pause repas. Au menu, repas lyophilisé sauf que bah, faute de gaz suffisant, nous n’arriverons pas chauffer l’eau. Failed…

Ce sera donc tournée générale de barre de céréale.

Nous n’allons pas vous mentir, la descente paraît une éternité. Une fois au sommet, on est tout content et on aimerait se teleporter à l’arrivée. Mais non, la descente c’est un autre type d’effort, bien plus traumatisant pour les jambes que la montée au final. Ça tire bien dans les gambettes et les quelques derniers centaines de mètres à descendre paraissent une éternité. Un véritable calvaire. Cricri essaie temps bien que mal d’occuper l’esprit de Solène mais celui-ci n’est pas dupe. Enfin, vers 16h45 soit après 5h30 de descente, nous voyons enfin la délivrance : Magellan nous attend à bras ouvert. L’alimentation de la journée étant presque entièrement sucrée c’est avec un grand plaisir que nous pouvons enfin manger salée. Après avoir un peu soufflé, direction le bord de plage désert pour une soirée remplit de fierté mais douloureuse pour les pandas ( 2600m, c’est le plus gros cumul de dénivelé réalisé ensemble en 1 journée). Nous pouvons arborer fièrement notre « t-shirts finisher » du mont Olympe.

Pour voir d’autres photos, n’hésitez pas à vous rendre sur notre FlickR en cliquant ici !!

2 thoughts on “On a marché dans le domaine des Dieux

  1. Quel courage! Bravo vous l’avait fait. Mention toute particulière à Solène, il fallait le faire, encore bravo de ne pas avoir abandonné. Quelles belles photos, super la vue avec ce ciel bleu. C’était vraiment le bon créneau pour la météo, même s’il devait faire froid.
    Bonne suite, relaxez-vous un peu.
    Bises à vous deux.

    1. Effectivement, créneau idéal quand on connait la réputation de l’Olympe d’être souvent dans les nuages. Et au final, au sommet, sans vent, avec le soleil c’était très agréable !!
      Et oui, 2 jours de repos nécessaire !!

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